Van Gogh écrivait à son frère Theo :
« Je cherche des couleurs qui brûlent comme le soleil. »
Au 19eme siècle, Van Gogh utilisait du jaune de chrome, PbCrO4, un pigment vif mais instable.
Aujourd’hui, ses tournesols ont perdu leur éclat à cause de la dégradation chimique.
Comme les écrans HDR qui peinent à restituer les jaunes purs sans clipping, survient quand les détails des zones très lumineuses, comme un jaune vif, sont perdus car la luminosité dépasse ce que l’écran ou le capteur peut afficher ou enregistrer, la couleur jaune apparaît « brûlée », sans nuances, comme un bloc uniforme, Van Gogh rêvait d’une couleur impossible à fixer. Son obsession pour la lumière naturelle préfigure nos défis actuels : capturer la réalité sans altération.
Ruiné, méconnu, il mourut sans voir son rêve se réaliser — un peu comme les créateurs qui investissent dans du matériel Dolby Vision… pour que YouTube le convertisse en HDR standard !
Source, article scientifique sur la dégradation des pigments de Van Gogh, études du Musée Kröller-Müller https://krollermuller.nl/
